C'est aussi le paradis pour les cyclistes, grâce à ses kilomètres et kilomètres de chemins balisés suivant les routes du vin et du cava. Les guides récupérés à l'office du tourisme indiquaient, pour celui que nous avons pris, qu'il s'agissait d'un chemin pour tout âge et condition physique (parfait), asphaltés ou en très bon état. Je pense que le guide a été écrit il y a plus ou moins 3 siècles, parce que les chemins, z'étaient pas beau. Du tout. Plein de gros cailloux (genoux choux) pointus et pneucrevants de partout, des montées que quand tu les prends dans un sens tu vas super vite et dans l'autre tu pars en marche arrière, et les indications étaient plutôt optionnelles. Il est vrai que plus le temps passe, et plus je me dis que tout est super mal indiqué. Si jamais rien ne me semble bien signalisé, le problème ne vient peut être pas des panneaux... Aurais-je un problème d'orientation? Hmm. Ne nous aventurons pas sur ce terrain glissant. 'Fin bref. Déjà, on n'a pas trouvé le départ de la route (je tiens à préciser que bien qu'il s'agissait de la route d'Ull de Llebre, un cépage, nous n'avions pas ingurgité une seule goutte de pif). On s'est tapé une bonne descente sur la nationale avec les voitures filant à toute allure à nos côtés. Agréable. On a quand même fini par récupérer le début du chemin. Très très joli, entre les vignes, de grandes demeures abritant les sièges d'empires économiques basés sur le cava, un ciel bleu bleu bleu, des oiseaux, des grillons, et puis ce fut le drame. On se perd une fois, on retrouve le chemin. On se reperd une fois, on re retrouve le chemin, puis on se dit que bon, on en a bien chié là déjà, et qu'il serait ptête temps de rentrer vers Torrelles de Foix (attention, GRAND article de Wikipédia situant le village à environ 100 km au milieu de la méditerranée), où était la voiture. Pis il faisait faim, aussi. Assez facilement (ça aurait dû nous inquiéter), on rejoint Sant Martí Sarroca, où on s'arrête pour manger. Après avoir grandement étudié la carte de la région, on se décide à récupérer un chemin balisé pour en prendre un autre et un autre (ils se croisaient tous) pour arriver à Torrelles. On trouve le premier panneau, yihaaa on est balèzes quand même. Hophop, en selle, c'est parti on pédale. On suit un petit chemin de tracteur où, au bout de 700 mètres, on rejoint notre chemin. Selon le panneau. Tout ce que ce chemin a rejoint, c'est un sentier sablonneux, où les pneus dérapaient et s'enlisaient. Il suivait un vignoble, en direction de Torrelles. Plus de panneau ? Plus de chemin ? Pas grave, aller, on continue, on est dans la bonne direction ! Le champ se termine soudainement sur un fossé. Pas de sortie. Des gros buissons de l'autre côté. Cul de sac complet. J'ai pris mon courage à deux mains, et je suis montée tout en haut d'une colline pour admirer le paysage et chercher de mon regard de faux con une issue à nos ennuis. C'est là que j'aurais vraiment du penser "mais enfin, Manue, tu n'es pas The Sentinelle, tu n'es pas tunique". Bah non, j'ai aperçu un peu plus loin un petit sentier tortueux plongeant directement sur la route et donc par là sur le village, visible au loin. On est donc reparties vers ce chemin. Bien évidemment, ce n'en était pas un. Il s'agissait juste des marques laissées par les tracteurs venus récupérer les grappes de raisins en cette époque de vendanges. Je pense d'ailleurs que les tracteurs volent. Y'avait des empreintes partout, mais pas de sorties, à ces ******* de champs. Le faux chemin finissait sa fausse vie dans un autre fossé. Aller. Rambo, viens moi en aide! Saut dans le fossé, attrapage de vélo, balançage dans le champs de l'autre côté. Deuxième fossé, deuxième ramboïssage. Et ainsi de suite jusqu'à finir par voir la lumière au bout du tunnel. J'peux vous dire que la sieste a été longue et pas du tout réparatrice. J'en suis toujours naze aujourd'hui. C'est n'importe quoi, les chemins balisés...
mardi 4 octobre 2011
Le Penedès, belle région très perdable
Le Penedès est la terre du champagne cava espagnol. Située dans les terres entre Barcelone et Tarragone, cette région est un vrai plaisir pour les yeux : des vignes à perte de vue, des monastères cachés derrières les collines, des châteaux, du vert du vert du vert...
C'est aussi le paradis pour les cyclistes, grâce à ses kilomètres et kilomètres de chemins balisés suivant les routes du vin et du cava. Les guides récupérés à l'office du tourisme indiquaient, pour celui que nous avons pris, qu'il s'agissait d'un chemin pour tout âge et condition physique (parfait), asphaltés ou en très bon état. Je pense que le guide a été écrit il y a plus ou moins 3 siècles, parce que les chemins, z'étaient pas beau. Du tout. Plein de gros cailloux (genoux choux) pointus et pneucrevants de partout, des montées que quand tu les prends dans un sens tu vas super vite et dans l'autre tu pars en marche arrière, et les indications étaient plutôt optionnelles. Il est vrai que plus le temps passe, et plus je me dis que tout est super mal indiqué. Si jamais rien ne me semble bien signalisé, le problème ne vient peut être pas des panneaux... Aurais-je un problème d'orientation? Hmm. Ne nous aventurons pas sur ce terrain glissant. 'Fin bref. Déjà, on n'a pas trouvé le départ de la route (je tiens à préciser que bien qu'il s'agissait de la route d'Ull de Llebre, un cépage, nous n'avions pas ingurgité une seule goutte de pif). On s'est tapé une bonne descente sur la nationale avec les voitures filant à toute allure à nos côtés. Agréable. On a quand même fini par récupérer le début du chemin. Très très joli, entre les vignes, de grandes demeures abritant les sièges d'empires économiques basés sur le cava, un ciel bleu bleu bleu, des oiseaux, des grillons, et puis ce fut le drame. On se perd une fois, on retrouve le chemin. On se reperd une fois, on re retrouve le chemin, puis on se dit que bon, on en a bien chié là déjà, et qu'il serait ptête temps de rentrer vers Torrelles de Foix (attention, GRAND article de Wikipédia situant le village à environ 100 km au milieu de la méditerranée), où était la voiture. Pis il faisait faim, aussi. Assez facilement (ça aurait dû nous inquiéter), on rejoint Sant Martí Sarroca, où on s'arrête pour manger. Après avoir grandement étudié la carte de la région, on se décide à récupérer un chemin balisé pour en prendre un autre et un autre (ils se croisaient tous) pour arriver à Torrelles. On trouve le premier panneau, yihaaa on est balèzes quand même. Hophop, en selle, c'est parti on pédale. On suit un petit chemin de tracteur où, au bout de 700 mètres, on rejoint notre chemin. Selon le panneau. Tout ce que ce chemin a rejoint, c'est un sentier sablonneux, où les pneus dérapaient et s'enlisaient. Il suivait un vignoble, en direction de Torrelles. Plus de panneau ? Plus de chemin ? Pas grave, aller, on continue, on est dans la bonne direction ! Le champ se termine soudainement sur un fossé. Pas de sortie. Des gros buissons de l'autre côté. Cul de sac complet. J'ai pris mon courage à deux mains, et je suis montée tout en haut d'une colline pour admirer le paysage et chercher de mon regard de faux con une issue à nos ennuis. C'est là que j'aurais vraiment du penser "mais enfin, Manue, tu n'es pas The Sentinelle, tu n'es pas tunique". Bah non, j'ai aperçu un peu plus loin un petit sentier tortueux plongeant directement sur la route et donc par là sur le village, visible au loin. On est donc reparties vers ce chemin. Bien évidemment, ce n'en était pas un. Il s'agissait juste des marques laissées par les tracteurs venus récupérer les grappes de raisins en cette époque de vendanges. Je pense d'ailleurs que les tracteurs volent. Y'avait des empreintes partout, mais pas de sorties, à ces ******* de champs. Le faux chemin finissait sa fausse vie dans un autre fossé. Aller. Rambo, viens moi en aide! Saut dans le fossé, attrapage de vélo, balançage dans le champs de l'autre côté. Deuxième fossé, deuxième ramboïssage. Et ainsi de suite jusqu'à finir par voir la lumière au bout du tunnel. J'peux vous dire que la sieste a été longue et pas du tout réparatrice. J'en suis toujours naze aujourd'hui. C'est n'importe quoi, les chemins balisés...
C'est aussi le paradis pour les cyclistes, grâce à ses kilomètres et kilomètres de chemins balisés suivant les routes du vin et du cava. Les guides récupérés à l'office du tourisme indiquaient, pour celui que nous avons pris, qu'il s'agissait d'un chemin pour tout âge et condition physique (parfait), asphaltés ou en très bon état. Je pense que le guide a été écrit il y a plus ou moins 3 siècles, parce que les chemins, z'étaient pas beau. Du tout. Plein de gros cailloux (genoux choux) pointus et pneucrevants de partout, des montées que quand tu les prends dans un sens tu vas super vite et dans l'autre tu pars en marche arrière, et les indications étaient plutôt optionnelles. Il est vrai que plus le temps passe, et plus je me dis que tout est super mal indiqué. Si jamais rien ne me semble bien signalisé, le problème ne vient peut être pas des panneaux... Aurais-je un problème d'orientation? Hmm. Ne nous aventurons pas sur ce terrain glissant. 'Fin bref. Déjà, on n'a pas trouvé le départ de la route (je tiens à préciser que bien qu'il s'agissait de la route d'Ull de Llebre, un cépage, nous n'avions pas ingurgité une seule goutte de pif). On s'est tapé une bonne descente sur la nationale avec les voitures filant à toute allure à nos côtés. Agréable. On a quand même fini par récupérer le début du chemin. Très très joli, entre les vignes, de grandes demeures abritant les sièges d'empires économiques basés sur le cava, un ciel bleu bleu bleu, des oiseaux, des grillons, et puis ce fut le drame. On se perd une fois, on retrouve le chemin. On se reperd une fois, on re retrouve le chemin, puis on se dit que bon, on en a bien chié là déjà, et qu'il serait ptête temps de rentrer vers Torrelles de Foix (attention, GRAND article de Wikipédia situant le village à environ 100 km au milieu de la méditerranée), où était la voiture. Pis il faisait faim, aussi. Assez facilement (ça aurait dû nous inquiéter), on rejoint Sant Martí Sarroca, où on s'arrête pour manger. Après avoir grandement étudié la carte de la région, on se décide à récupérer un chemin balisé pour en prendre un autre et un autre (ils se croisaient tous) pour arriver à Torrelles. On trouve le premier panneau, yihaaa on est balèzes quand même. Hophop, en selle, c'est parti on pédale. On suit un petit chemin de tracteur où, au bout de 700 mètres, on rejoint notre chemin. Selon le panneau. Tout ce que ce chemin a rejoint, c'est un sentier sablonneux, où les pneus dérapaient et s'enlisaient. Il suivait un vignoble, en direction de Torrelles. Plus de panneau ? Plus de chemin ? Pas grave, aller, on continue, on est dans la bonne direction ! Le champ se termine soudainement sur un fossé. Pas de sortie. Des gros buissons de l'autre côté. Cul de sac complet. J'ai pris mon courage à deux mains, et je suis montée tout en haut d'une colline pour admirer le paysage et chercher de mon regard de faux con une issue à nos ennuis. C'est là que j'aurais vraiment du penser "mais enfin, Manue, tu n'es pas The Sentinelle, tu n'es pas tunique". Bah non, j'ai aperçu un peu plus loin un petit sentier tortueux plongeant directement sur la route et donc par là sur le village, visible au loin. On est donc reparties vers ce chemin. Bien évidemment, ce n'en était pas un. Il s'agissait juste des marques laissées par les tracteurs venus récupérer les grappes de raisins en cette époque de vendanges. Je pense d'ailleurs que les tracteurs volent. Y'avait des empreintes partout, mais pas de sorties, à ces ******* de champs. Le faux chemin finissait sa fausse vie dans un autre fossé. Aller. Rambo, viens moi en aide! Saut dans le fossé, attrapage de vélo, balançage dans le champs de l'autre côté. Deuxième fossé, deuxième ramboïssage. Et ainsi de suite jusqu'à finir par voir la lumière au bout du tunnel. J'peux vous dire que la sieste a été longue et pas du tout réparatrice. J'en suis toujours naze aujourd'hui. C'est n'importe quoi, les chemins balisés...
lundi 3 octobre 2011
Aller chez le kiné est... dangeureux
Cet été, pour tenter de réduire mon (petit) problème de hernies discales (je viens de découvrir qu'on ne pouvait pas dire l'hernie), j'ai eu droit à quelques séances de kiné. Aaaaah enfin, enfin enfin. Après plus d'un mois à 3 fois par semaine, le résultat n'est pas très probant, mais là n'est pas la question. On s'en fout, un peu, du résultat.
Ce qui nous intéresse ici est un grand moment de solitude et d'humiliation subit par, ben, moi. Revenons-en au début, quand tout a commencé. Après avoir vu le kiné en chef, ils m'ont donné mes heures dans le centre, trois fois par semaine, donc, en me disant "surtout viens avec des habits confortables". Il faisait 35 degrés, c'était l'été, et confortable à ce moment là me faisait penser à mon short de pyjama. Mon poum poum short de pyjama (je voulais vous mettre une photo de poum poum short, mais la recherche sur google image vient de me fendiller la rétine).
Je vais donc à ma première séance de kiné, ayant en tête les quelques fois où j'étais allée à Villeneuve, avec le kiné commère qui me racontait pendant une heure la vie privée de ses patients, en me faisant souffrir à base d'abdo-fessiers. Pour moi, le kiné, c'était une heure avec une personne te faisant suer et découvrir de nouveaux muscles qui font mal beaucoup beaucoup (surtout le lendemain), dans une petite pièce qui ressemble plus à une salle de yoga qu'à autre chose.
Changement de paysage: la salle de kiné ici est comme une salle de sport pour vieux, avec des engins de torture de partout, remplie de gens, où tout le monde fait ses exercices devant tout le monde. Ok. Soit.
Après m'avoir administré les quelques traitements indiqués, les kinés m'expliquent les exercices à faire. Que des étirements, tes jambes par ici, par là, t'attrapes ton genou, tu tires. Ok, pas de problème. Au milieu de la salle, devant les regards de tous les petits vieux, je commencer à me contorsionner dans tous les sens. L'une des kinés s'approche soudain de moi et me dit "hmm, peut-être devrais-tu te mettre là, derrière le rideau".
Hein?
Pourqu... Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ENFER ET DAMNATION !!!
Mon poumpoum short de pyjama, quand je m'étire comme ça, se transforme en ministring. Mais mini. Genre attentat à la pudeur. Malgré ma culotte. Là, devant mon parterre de moyenne d'âge 70 ans.
Oups.
Oups...
Ce qui nous intéresse ici est un grand moment de solitude et d'humiliation subit par, ben, moi. Revenons-en au début, quand tout a commencé. Après avoir vu le kiné en chef, ils m'ont donné mes heures dans le centre, trois fois par semaine, donc, en me disant "surtout viens avec des habits confortables". Il faisait 35 degrés, c'était l'été, et confortable à ce moment là me faisait penser à mon short de pyjama. Mon poum poum short de pyjama (je voulais vous mettre une photo de poum poum short, mais la recherche sur google image vient de me fendiller la rétine).
Je vais donc à ma première séance de kiné, ayant en tête les quelques fois où j'étais allée à Villeneuve, avec le kiné commère qui me racontait pendant une heure la vie privée de ses patients, en me faisant souffrir à base d'abdo-fessiers. Pour moi, le kiné, c'était une heure avec une personne te faisant suer et découvrir de nouveaux muscles qui font mal beaucoup beaucoup (surtout le lendemain), dans une petite pièce qui ressemble plus à une salle de yoga qu'à autre chose.
Changement de paysage: la salle de kiné ici est comme une salle de sport pour vieux, avec des engins de torture de partout, remplie de gens, où tout le monde fait ses exercices devant tout le monde. Ok. Soit.
Après m'avoir administré les quelques traitements indiqués, les kinés m'expliquent les exercices à faire. Que des étirements, tes jambes par ici, par là, t'attrapes ton genou, tu tires. Ok, pas de problème. Au milieu de la salle, devant les regards de tous les petits vieux, je commencer à me contorsionner dans tous les sens. L'une des kinés s'approche soudain de moi et me dit "hmm, peut-être devrais-tu te mettre là, derrière le rideau".
Hein?
Pourqu... Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ENFER ET DAMNATION !!!
Mon poumpoum short de pyjama, quand je m'étire comme ça, se transforme en ministring. Mais mini. Genre attentat à la pudeur. Malgré ma culotte. Là, devant mon parterre de moyenne d'âge 70 ans.
Oups.
Oups...
vendredi 30 septembre 2011
Fish spa
Grâce à un bond pas cher, hier soir, mes petits petons ont eu droit à se faire mâchonner par des petits poissons, les garra rufa. Wikipedia nous dit que ce sont "des petits poissons importés de Turquie parfois utilisés pour nettoyer la peau humaine en mangeant les peaux mortes". Miam.
Ils ne m'ont pas trop charcutée. Je m'attendais à pire, mais ils n'avaient pas très faim, ces charognards. Juste des petites chatouilles (une pensée pour mon papa qui aurait fortement apprécié), mais rien de vraiment phénoménal. Dommage pour mes pieds ! Par contre, Inma elle s'est faite rapper intégralement.
Ils ne m'ont pas trop charcutée. Je m'attendais à pire, mais ils n'avaient pas très faim, ces charognards. Juste des petites chatouilles (une pensée pour mon papa qui aurait fortement apprécié), mais rien de vraiment phénoménal. Dommage pour mes pieds ! Par contre, Inma elle s'est faite rapper intégralement.
mercredi 28 septembre 2011
Monsterrat !
La montagne sacrée. Ou la sacrée montagne, de l'humble avis de mes parents qui ont failli y perdre leur avion... Très importante dans la représentation symbolique des Catalans (oui, ben quoi, je paraphrase Wikipédia), Montserrat est un massif impressionnant. Sa physionomie inspire à la fois respect, peur, répulsion et attraction. Qualifiée de "verrue" sur la face de la Catalogne, de replis inesthétiques, elle n'en est pas moins le repère de toute sorte de superstition et croyances. Des sorcières y célèbrent leurs sabbats, des chasseurs d'ovni y viennent dans l'espoir de voir arriver des soucoupes, des réunions sont organisées pour entrer en communion avec la nature et les champs de force qui sont sensés se trouver sous la montagne.
Faut dire qu'elle en impose, quand même.

Une fois, je suis passée en voiture à côté avec Inma, en pleine nuit. Ce ne fut qu'en arrivant juste à côté que son étrange silhouette nous écrasa, une ombre parmi les ombres. Un malêtre nous envahit à ce moment là, une sensation de peur et d'angoisse face à ces pics lancés vers le ciel.
Cette spiritualité a aussi inspiré les catholiques. La légende raconte qu'en 880, des enfants, attirés par des éclairs à répétition, ont trouvé dans une grotte, là haut, au milieu des pics rocheux, une représentation de la vierge. Aidés d'un pasteur, ils ont essayé de la descendre au village, mais elle était trop lourde. Le plus simple a donc été de construire une chapelle là haut, en son honneur, et de monter des tonnes et des tonnes de pierre pour y faire un monastère et un nombre démentiel d'églises et de chapelles réparties sur toute la montagne. Logique.



Monastère et églises sont engoncés dans les pics, comme écrasés par la force de la nature. Rien n'a dire, c'est hallucinant.
Avec mes parents, nous sommes montés en train à crémaillère menant directement aux pieds du monastère. Des vues, de là haut, mamamiaaaa.

On a une bonne petite promenade vers la grotte de la vierge (une fois en haut, on pouvait pas y couper), et là, dans la chapelle, se trouvent un bon nombre d'ex voto farfelus. Je vous laisse juger par vous-mêmes.


Arrivés à une intersection qui indiquait à gauche le monastère (et donc le train de retour vers la voiture) et à droite, la gare où était la voiture, nous nous sommes arrêtés. À gauche, ça grimpait sec. À droite, ça descendait tout doucement, tout mignon, pendant selon le panneau 50 minutes. À gauche, retourner sur ses pas. À droite, arriver comme des grands à la voiture. On a choisi la droite.
50 minutes de descente tranquilou bilou ? Mon cul ouais. 1h30 d'escaliers glissants, de chemins tracés par les pluies battantes de la veille. Tout ça avec le stress de "aaaaaaaaaaah putain il est déjà 13h l'avion part à 16h AAAAAAAAAAAAAAAAAH".
Je courrais devant, comme si le fait que je tente d'aller plus vite allait ralentir le temps.

(hein? et ils sont où les escaliers/pierres qui glissent/ronces qui rentrent dans mollets? hein? ben un peu plus haut, là on était déjà pas mal en bas).
Au final, l'avion ne partait pas à 16h, et mes parents ont réussi à attraper leur vol de retour.
Dommage !
La prochaine fois, on fera en sorte de se perdre pour que le weekend se prolonge !
Faut dire qu'elle en impose, quand même.

Une fois, je suis passée en voiture à côté avec Inma, en pleine nuit. Ce ne fut qu'en arrivant juste à côté que son étrange silhouette nous écrasa, une ombre parmi les ombres. Un malêtre nous envahit à ce moment là, une sensation de peur et d'angoisse face à ces pics lancés vers le ciel.
Cette spiritualité a aussi inspiré les catholiques. La légende raconte qu'en 880, des enfants, attirés par des éclairs à répétition, ont trouvé dans une grotte, là haut, au milieu des pics rocheux, une représentation de la vierge. Aidés d'un pasteur, ils ont essayé de la descendre au village, mais elle était trop lourde. Le plus simple a donc été de construire une chapelle là haut, en son honneur, et de monter des tonnes et des tonnes de pierre pour y faire un monastère et un nombre démentiel d'églises et de chapelles réparties sur toute la montagne. Logique.



Monastère et églises sont engoncés dans les pics, comme écrasés par la force de la nature. Rien n'a dire, c'est hallucinant.
Avec mes parents, nous sommes montés en train à crémaillère menant directement aux pieds du monastère. Des vues, de là haut, mamamiaaaa.

On a une bonne petite promenade vers la grotte de la vierge (une fois en haut, on pouvait pas y couper), et là, dans la chapelle, se trouvent un bon nombre d'ex voto farfelus. Je vous laisse juger par vous-mêmes.


Arrivés à une intersection qui indiquait à gauche le monastère (et donc le train de retour vers la voiture) et à droite, la gare où était la voiture, nous nous sommes arrêtés. À gauche, ça grimpait sec. À droite, ça descendait tout doucement, tout mignon, pendant selon le panneau 50 minutes. À gauche, retourner sur ses pas. À droite, arriver comme des grands à la voiture. On a choisi la droite.
50 minutes de descente tranquilou bilou ? Mon cul ouais. 1h30 d'escaliers glissants, de chemins tracés par les pluies battantes de la veille. Tout ça avec le stress de "aaaaaaaaaaah putain il est déjà 13h l'avion part à 16h AAAAAAAAAAAAAAAAAH".
Je courrais devant, comme si le fait que je tente d'aller plus vite allait ralentir le temps.

(hein? et ils sont où les escaliers/pierres qui glissent/ronces qui rentrent dans mollets? hein? ben un peu plus haut, là on était déjà pas mal en bas).
Au final, l'avion ne partait pas à 16h, et mes parents ont réussi à attraper leur vol de retour.
Dommage !
La prochaine fois, on fera en sorte de se perdre pour que le weekend se prolonge !
MUHBA
Le musée d'histoire de Barcelona abrite dans ses sous sols des trésors inespérés. On m'avait prévenu, pourtant: "des ruines romaines", "plein de trucs j'te jure", ou "c'est super tu verras". J'y croyais, hein. Vraiment.
Profitant d'un moment d’accalmie au milieu de ce terrible mois de septembre (plus chaud que celui de Juillet...), j'y ai emmené mes parents samedi dernier. La pluie battante inondait les ruelles du quartier gothique, obligeant à annuler une bonne partie des festivités de la Mercè (la patronne de Barna). Rétrospectivement, j'aurais pu imaginer l'état du musée par cette journée grise. Tous les éléments étaient réunis:
- pluie
- jour férié
- samedi
- enfants
- soif de culture (j'ai quand même un doute sur ce dernier point)
Bref, le musée était plein à craquer, des chiards hurlant et courant dans tous les sens, dégageant une chaleur humide et dégueulasse qui épaississait l’atmosphère des sous-sols déjà surchauffés du musée.
MAIS
C'est impressionnant. Malgré tout ça, la superficie des ruines romaines cachées sous les fondations des différents palais et autres églises du gothique est hallucinante.

Il y a de tout là dessous. Maison (domus (DOMOOOOOOOOOO)), usine, fabrique de poissons salés, thermes, culture de la vigne et fabrication du vin...

Fallait bien que quelqu'un traduise (avec la voix dhttp://www.blogger.com/img/blank.gife guide) les panneaux. Je me suis retrouvée avec un groupe de québécois collé aux basques, qui faisaient style de rien mais restaient à portée de voix pour entendre les explications de chaque site. Enfin, ça, au début. Ils se sont ensuite dévergondés et j'ai eu droit à des questions magnifiques "Vino, c'est vin, mais ví, qu'est-ce que c'est?" (je vous laisse chercher dans votre dictionnaire français-catalan que vous avez toujours sous la main, bien évidemment).

Bref, un musée assez impressionnant, dont la visite se termine par un retable de Sainte Agathe, ses nibards sur un plateau.
Elle est pas belle la vie?
Profitant d'un moment d’accalmie au milieu de ce terrible mois de septembre (plus chaud que celui de Juillet...), j'y ai emmené mes parents samedi dernier. La pluie battante inondait les ruelles du quartier gothique, obligeant à annuler une bonne partie des festivités de la Mercè (la patronne de Barna). Rétrospectivement, j'aurais pu imaginer l'état du musée par cette journée grise. Tous les éléments étaient réunis:
- pluie
- jour férié
- samedi
- enfants
- soif de culture (j'ai quand même un doute sur ce dernier point)
Bref, le musée était plein à craquer, des chiards hurlant et courant dans tous les sens, dégageant une chaleur humide et dégueulasse qui épaississait l’atmosphère des sous-sols déjà surchauffés du musée.
MAIS
C'est impressionnant. Malgré tout ça, la superficie des ruines romaines cachées sous les fondations des différents palais et autres églises du gothique est hallucinante.

Il y a de tout là dessous. Maison (domus (DOMOOOOOOOOOO)), usine, fabrique de poissons salés, thermes, culture de la vigne et fabrication du vin...

Fallait bien que quelqu'un traduise (avec la voix dhttp://www.blogger.com/img/blank.gife guide) les panneaux. Je me suis retrouvée avec un groupe de québécois collé aux basques, qui faisaient style de rien mais restaient à portée de voix pour entendre les explications de chaque site. Enfin, ça, au début. Ils se sont ensuite dévergondés et j'ai eu droit à des questions magnifiques "Vino, c'est vin, mais ví, qu'est-ce que c'est?" (je vous laisse chercher dans votre dictionnaire français-catalan que vous avez toujours sous la main, bien évidemment).

Bref, un musée assez impressionnant, dont la visite se termine par un retable de Sainte Agathe, ses nibards sur un plateau.
Elle est pas belle la vie?
jeudi 30 juin 2011
Le monastère de Pedralbes
Samedi dernier, profitant de la visite de madrilènes et de turcs, et d'un loooooong weekend dû à la Saint Jean, nous avons fait un peu de tourisme de proximité. Direction... Pedralbes, le quartier où si tu n'habites pas dans une maison de 400 mètres carrés avec jardin de 3 hectares t'as foiré ta vie. Apparemment (je viens de l'apprendre, là, tout de suite, love Viquipèdia), Pedralbes a été fondé au début du XXème siècle sur le même principe que le Parc Güell (par les mêmes, les Güell): créer une cité jardin où la nature et les constructions se fondent dans un ensemble harmonieux. Comme le Parc Güell, ça a chié, ils ont donc donné les terrains au roi Alfons XIII (je vous fais la traduction rapide du Wikipédia catalan, de rien, tout le plaisir est pour moi).
C'est en fouinant sur un blog (que je recommande, ainsi que celui ci) que j'ai eu l'idée d'aller faire un tour au monastère, parce que pour y arriver, il faut le vouloir. Loin des sentiers touristiques, assez mal indiqué (Non, la "rue du monastère" n'est pas un panneau. Heureusmenet que nous sommes de fins detectives et que nous avons déduit qu'elle menait au bâtiment. On est fort..), c'est pourtant une très belle excursion pour s'échapper du centre bondé et de la chaleur étouffante qui s'était emparé de la capitale catalane.
(toutes les photos sont de Xevi)

On y accède par une petite rue qui ne déparrait pas à Gérone.


L'intérieur du Monastère est IMPRESSIONNANT. Un cloître à trois étages borde un jardin botanique au milieu duquel trône une fontaine imposante.

Il y a des gros gros GROS livres de musique et de chant.


Dans l'un des angles du cloître, juste à côté du puit centenaire (toujours rempli d'eau), se trouve cette fontaîne, décorée pour l'occasion du Corpus Christi. Depuis quelques années, la mairie de Barcelone a décidé récuper les traditions liées à cette fête, dont "l'oeuf qui danse". Vous le voyez, l'oeuf, en équilibre sur le jet d'eau? Depuis 1637, la tradition veut que l'on fasse "danser" un oeuf sur toutes les fontaînes des cloitres, jardins et patios. Les origines de cette danse particulière se perdent dans les brumes de l'histoire: exaltation de l'eucaristie (représentée par l'oeuf) par dessus le calice (la fontaîne) (oui, c'est cryptique, je comprends rien moi non plus), représentation de la plénitude de printemps, éclat de la fécondité, renaissance de la vie, simple amusement pour faire patienter les nobles attendant la procession... À vous de choisir!
C'est en fouinant sur un blog (que je recommande, ainsi que celui ci) que j'ai eu l'idée d'aller faire un tour au monastère, parce que pour y arriver, il faut le vouloir. Loin des sentiers touristiques, assez mal indiqué (Non, la "rue du monastère" n'est pas un panneau. Heureusmenet que nous sommes de fins detectives et que nous avons déduit qu'elle menait au bâtiment. On est fort..), c'est pourtant une très belle excursion pour s'échapper du centre bondé et de la chaleur étouffante qui s'était emparé de la capitale catalane.
(toutes les photos sont de Xevi)
On y accède par une petite rue qui ne déparrait pas à Gérone.
L'intérieur du Monastère est IMPRESSIONNANT. Un cloître à trois étages borde un jardin botanique au milieu duquel trône une fontaine imposante.
Il y a des gros gros GROS livres de musique et de chant.
Dans l'un des angles du cloître, juste à côté du puit centenaire (toujours rempli d'eau), se trouve cette fontaîne, décorée pour l'occasion du Corpus Christi. Depuis quelques années, la mairie de Barcelone a décidé récuper les traditions liées à cette fête, dont "l'oeuf qui danse". Vous le voyez, l'oeuf, en équilibre sur le jet d'eau? Depuis 1637, la tradition veut que l'on fasse "danser" un oeuf sur toutes les fontaînes des cloitres, jardins et patios. Les origines de cette danse particulière se perdent dans les brumes de l'histoire: exaltation de l'eucaristie (représentée par l'oeuf) par dessus le calice (la fontaîne) (oui, c'est cryptique, je comprends rien moi non plus), représentation de la plénitude de printemps, éclat de la fécondité, renaissance de la vie, simple amusement pour faire patienter les nobles attendant la procession... À vous de choisir!
mardi 21 juin 2011
Une libellule, non, un ptérosaure, NON, UN PTEROLLULE !

Ce truc là est entré hier soir chez moi, profitant des portes ouvertes de part en part pour laisser passer la fraicheur (relative) de la nuit tombante. Z'allez me dire que c'est rien qu'une libellule, enfin, c'est pas méchant, ça pique pas, ça mort pas, c'est en principe beau... Ouais, mais non. J'ai poussé des cris de Mama dans Tom et Jerry, en sautant partout avec mon torchon à la main pour la faire sortir. Wikipédia nous dit que les libellules sont des "prédateurs carnivores" dont les larves sont "fouisseuses". J'ai aucune idée de ce que ça peut bien vouloir dire, mais ça vous inspire confiance, ça, fouisseuse? Si j'avais pas réussi à la mettre dans une boite en plastique (le lâcher sur le balcon fut épique), elle serait venue fouir pendant la nuit???
Libellés :
animal,
attaque de la libellule tueuse,
faune,
peur
jeudi 26 mai 2011
De l'art de rester coincer dans les chiottes
Je vous arrête tout de suite, non non j'ai pas :
- de problèmes de verrous
- de problèmes digestifs
Il y a une bonne demi heure, je suis allée aux toilettes (ça vaut bien un article, non?), et là, alors que j'avais fini mes petites affaires (oui, j'ai décidé d'être distinguée. Mouahahaha), la porte s'ouvre (celle de dehors, pas la mienne), et rentrent dans les toilettes deux collègues à moi, l'une en larmes parce que Kevin ceci Kevin cela (son fils de cinq ans, je vous passe les détails), oui oui, drame ô drame, c'est la fin du monde. Je pensais que en deux minutes chrono ça allait se calmer, je suis donc restée bien sagement derrière la porte, en attendant de pouvoir sortir sans devoir faire irruption au milieu de ce moment d'un pathos gerbant (c'est fini, la distinctude). Deux minutes, mon oeil ouais. Vingt minutes que j'ai été bloquée là, debout, à écouter les jérémiades de ma collègue... J'ai fini par devoir appeler au secours par SMS une autre collègue pour qu'elle vienne secouer un peu tout ça et les faire sortir.
Voilà l'explication du coinçage dans les toilettes. C'est tout ce que j'avais à dire sur le sujet.
- de problèmes de verrous
- de problèmes digestifs
Il y a une bonne demi heure, je suis allée aux toilettes (ça vaut bien un article, non?), et là, alors que j'avais fini mes petites affaires (oui, j'ai décidé d'être distinguée. Mouahahaha), la porte s'ouvre (celle de dehors, pas la mienne), et rentrent dans les toilettes deux collègues à moi, l'une en larmes parce que Kevin ceci Kevin cela (son fils de cinq ans, je vous passe les détails), oui oui, drame ô drame, c'est la fin du monde. Je pensais que en deux minutes chrono ça allait se calmer, je suis donc restée bien sagement derrière la porte, en attendant de pouvoir sortir sans devoir faire irruption au milieu de ce moment d'un pathos gerbant (c'est fini, la distinctude). Deux minutes, mon oeil ouais. Vingt minutes que j'ai été bloquée là, debout, à écouter les jérémiades de ma collègue... J'ai fini par devoir appeler au secours par SMS une autre collègue pour qu'elle vienne secouer un peu tout ça et les faire sortir.
Voilà l'explication du coinçage dans les toilettes. C'est tout ce que j'avais à dire sur le sujet.




